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Langue Primitive: Racines en hébreu

Les langues ne sont, en réalité, que des dialectes d’une Langue universelle, enracinée dans la nature elle-même. Cette Langue universelle que l’on nomme primitive, est, la langue édénique.

Cette langue se forme tel un arbre avec d’abord les racines, qui forment ensuite un tronc puis des branches (racine, mots, syllabes). Ainsi, l’édénisme est constituée uniquement de racines monosyllabiques, toutes reliées à un son classé en linguistique selon la façon de prononcer le mot (nasale, labiale, gutturale…).

En hébreu, une racine ne peut être que monosyllabique. Elle résulte nécessairement de l’union d’au moins deux signes, et de trois au plus. Un signe isolé ne peut pas former une racine, car l’idée essentielle qu’il contient demeure à l’état latent tant qu’elle n’est pas animée par l’influence d’un autre signe. Car oui, en hébreu, pour connaître la signification d’un mot, on doit en comprendre la racine. Et inversement, un mot peut nous faire comprendre la racine.

Une racine ne peut pas avoir plus de trois signes, sinon elle devient un mot de deux syllabes et n’est plus un mot de base. Tous les mots de plusieurs syllabes viennent donc d’un mot plus simple: soit en combinant deux racines, soit en ajoutant un ou plusieurs signes à une racine pour en changer le sens.

Chaque racine possède une signification propre. Le nom désigne un objet particulier, quel qu’il soit ; le verbe exprime une action ; la relation établit un rapport. La racine, quant à elle, porte toujours un sens universel, qui se manifeste simultanément comme nom, comme verbe et comme relation.

  • Elle désigne, de manière universelle, le centre vers lequel tend la volonté : le point où elle se fixe, la sphère d’activité dans laquelle elle s’exerce.
  • Employée comme nom, elle signifie un désir ou l’objet du désir ; un lieu distinct et séparé d’un autre ; une île, une contrée, une région, un foyer, un centre de gouvernement.
  • Employée comme verbe, elle exprime l’action de désirer intensément, de tendre vers un lieu et de s’y complaire.
  • Employée comme relation, elle représente de façon abstraite le lieu où l’on se trouve, l’objet vers lequel on tend, ou la sphère dans laquelle on agit. Les relations sont extraites par la pensée à partir des signes, des noms ou des verbes. Elles expriment toujours un rapport : du signe au nom, du nom au verbe, ou du nom à son principe.

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